Les 3 générations de la PNL ?

PNL Saint Lo Manche

Depuis les années 70, se sont succédé 3 générations de PNL.
On pourrait résumer l’apport de ces 3 générations de PNL en reprenant les mots de Robert Dilts (PNListe de renom):

Avec la 1ère génération de la PNL on posait les questions suivantes : « Qu’est ce qu’on veut et comment on va l’obtenir ? » On était très focalisé sur le fait d’atteindre un objectif et de résoudre un problème particulier.

Avec la 2ème génération on a commencé à se poser la question du pourquoi : « Pourquoi veut-on cela ?  Pourquoi s’empêche-t-on cela ? »

Aujourd’hui on se concentre sur de nouvelles questions : « Qui sommes-nous et Pour quoi ? »

La PNL de première génération.

La première génération de la PNL est représentée par le modèle initial de John GRINDER et Richard BANDLER, issu de leurs recherches sur d’excellents thérapeutes : Milton ERICKSON, Virginia SATIR, Fritz PERLS. On appliquait la PNL à une seule personne dans un face à face. Il y avait donc un thérapeute et un client, ou un programmateur et un programmé et on se consacrait presque entièrement à l’expérience de l’individu. Et je pense qu’à cette époque-là, il était très utile et très efficace de rentrer profondément dans l’expérience de l’individu. Qu’est-ce qui est unique chez cet individu ? Comment cet individu réfléchit et fonctionne ? Pour moi cela représentait un développement important et puissant. (…)

Au cours de mes études de sciences politiques à l’université, la PNL est devenue la première chose que je pouvais réellement utiliser. J’ai découvert que tous les modèles politiques étaient basés sur des présuppositions à propos des hommes : les gens sont comme ceci, ils pensent comme cela, ils ne peuvent pas faire cela, ils ne peuvent faire que cela… Et je me suis posé la question : est-ce vraiment vrai ? Car ces présuppositions contenaient toutes des généralisations. La PNL nous a-t-elle permis cette possibilité de comprendre réellement ce qu’est un individu ?

La PNL de 1ère génération présupposait une relation thérapeutique. Je suis le thérapeute ou le programmeur et je vais vous «réparer». Vous avez un problème, voici ma technique et je vais résoudre votre problème. La PNL était souvent quelque chose qu’on appliquait à quelqu’un d’autre. L’un des aspects sombres de cette PNL était que ceux qui l’utilisaient l’appliquaient aux autres, mais pas à eux même. Cela a créé une certaine incongruence étrange et fondamentale. Je ne sais pas combien de personnes rencontrées m’ont dit « la PNL marche sur les autres, mais ne marche pas sur moi ! ». L’autre problème était que si on tentait d’amener la PNL dans d’autres contextes comme ceux de l’éducation ou de l’entreprise, les personnes la recevaient comme quelque chose de manipulatoire : « vous me faites cela à moi ! ».  Autour de moi, on demandait à ma famille, à mes enfants : « votre père vous fait de la PNL ? » ; « Est-ce que vous faites de la PNL à vos conjoints, à vos amis ? ».  C’est quelque chose de peu naturel et bizarre de faire cela à quelqu’un d’autre ! La plupart des techniques de la 1ère génération de la PNL visaient la résolution d’un problème. Donc il fallait avoir un problème ! Je me souviens que les gens disaient « je voudrais bien assister à cette formation de PNL, mais je n’ai pas de problème actuellement, et qu’est ce que je vais faire si je n’ai pas de problème ? ». Donc cette PNL était orientée vers la résolution des problèmes. Les gens quittaient la formation de praticien et allaient vers leurs clients avec leurs listes en demandant : vous avez une phobie ? …avez-vous une bonne orthographe ? C’était bien si vous aviez un problème.  Mais quand le client n’avait pas quelque chose correspondant à votre liste, que pouvions-nous faire alors ?

Si le client n’avait pas de problème, mais voulait simplement s’orienter quelque part ailleurs dans sa vie, quelle technique utiliser pour les aider ? Donc la PNL de 1ère génération se préoccupait surtout des niveaux des comportements, des capacités, de l’environnement. La 1ère génération de la PNL se définit par des livres comme « NLP  Vol 1 Tome 1 ».  Combien d’entre vous ont lu ces livres ?  Ils ne sont pas traduits et il y a probablement de nombreuses raisons à cela. Ils ne parlent que de stratégies, de notre manière de penser.

Il n’y a rien concernant les valeurs, les émotions, les relations. Ils ne s’intéressent qu’aux structures cognitives et contiennent des formules très précises qui expliquent comment atteindre des objectifs ou résoudre les problèmes. Un autre livre important de la PNL de 1ère générations est « Frog into Princes » ou  «  les secrets de la communication » en Français. Combien d’entre vous ont lu ce livre ?  Le nombre de mains qui se lèvent m’indique qu’il est traduit. L’ouvrage décrit un problème et la technique à utiliser sur l’autre pour le résoudre. Toutes ces techniques se rapportant aux ancrages, aux objectifs, aux stratégies, aux recadrages, au squash visuel…. Toutes ces techniques viennent de la PNL de 1ère génération. Elles sont très utiles, mais elles sont également limitées, car on ne peut aller que jusqu’à un certain point.

La PNL de deuxième génération.

La PNL de deuxième génération a débuté dans les années 80, pour aller au-delà de la thérapie vers d’autres domaines. Dans le début des années 80, les gens ont commencé à utiliser la PNL dans l’éducation, les entreprises, le management, la vente, et aussi la santé. Le champ de la PNL s’est élargi pour intégrer de nouveaux niveaux de processus : les croyances, les valeurs et ce qu’on appelle aujourd’hui les méta programmes, qui concernent plutôt la personnalité des gens.

Je me souviens des difficultés rencontrées avec certaines personnes lors de l’utilisation des outils PNL de 1ère génération. J’ai travaillé la stratégie d’orthographe avec quelqu’un qui avait la quarantaine et pour qui l’orthographe de certains mots posait systématiquement un problème. J’ai utilisé la technique appropriée avec lui, ce qui lui a permis de réussir à écrire un mot qu’il n’avait jamais pu écrire auparavant. Je pensais qu’il allait être content de faire quelque chose qu’il ne pouvait faire auparavant. Mais cela ne l’intéressait pas plus que cela. Je lui ai demandé si cela avait été difficile à faire ? Il m’a répondu que non. Je lui ai dit que c’était quelque chose qu’il ne pouvait pas faire avant et qu’il pouvait faire maintenant !  Et il m’a dit «  je ne pense pas que je vais beaucoup m’en servir ». J’ai demandé pourquoi pas ?  Il m’a répondu « je préfère éviter de devenir quelqu’un de rigide et insensible ». Et qu’est ce que cela a à voir avec l’orthographe ? J’ai découvert qu’il avait associé une croyance à son problème d’orthographe. Dans son enfance il avait eu un maître d’école qui était très sévère et rigide avec ceux qui faisaient des fautes d’orthographe. L’homme s’était construit la croyance qu’il faut être sévère et rigide pour pouvoir épeler les mots correctement. Un Président américain qui s’appelait Andrew Jackson disait : « je ne peux pas faire confiance à quelqu’un qui n’a qu’une seule orthographe pour les mots ». La question n’était pas la stratégie, mais la croyance à propos de la stratégie.

Avec la PNL de 2ème génération, on a commencé à s’apercevoir de l’importance d’un autre niveau, en rapport avec les valeurs et les croyances. De nouveaux outils sont également apparus : la ligne du temps, le travail plus profond sur les sous-modalités, les positions perceptuelles. Et la PNL a commencé à connaître une plus grande popularité, au-delà de la psychothérapie. Ce qui a donc permis à la PNL d’évoluer, de s’étendre et de toucher un public plus vaste, au-delà du public initial, et de proposer de nouvelle façon d’aider les individus. Mais cela nous a amenés aussi à un nouveau seuil, à une nouvelle frontière et à de nouvelles questions : qu’est-ce qu’on n’arrive pas à toucher ? Ou n’arrive-t-on pas à aller?

La PNL de troisième génération.

Le développement de la PNL de troisième génération a débuté dans les années 90 et continue d’évoluer encore aujourd’hui. La PNL de 3ème génération propose des applications génératives et systémiques qui visent des niveaux d’expérience plus élevés en lien avec l’identité, les buts profonds, la mission, et qui peuvent concerner non seulement les individus, mais également les systèmes humains, familiaux, transgénérationnels ainsi que les organisations.
La PNL de 3ème génération fait appel à des techniques qui s’intéressent au « champ » dans son ensemble et a des principes tels que ceux de l’auto organisation, des archétypes, et des nouvelles positions perceptuelles avec la 4ème position. La nouvelle PNL qui émerge, comme vous l’avez entendu aujourd’hui, est en lien avec des choses de l’ordre du spirituel, de la systémique, de l’identité.
On s’occupe d’aspects du fonctionnement humain difficiles à imaginer il y a 20 ans. Cette nouvelle PNL, qui s’intéresse à des niveaux d’expérience plus élevés (l’identité, la vision, la finalité, le rôle…) prend racine dans la 2ème génération de la PNL (avec les croyances et valeurs…), qui elle-même prend racine dans la première génération de la PNL (les capacités, des comportements, l’environnement)

Avec Robert DILTS ?
Extrait de la conférence de Robert DILTS du 28 janvier 2006 à Paris, dans le cadre du congrès international 2006 de NLPNL

Transcription réalisée par Jean Luc Monsempès
La traduction de la conférence a été assurée par Deborah Bacon
Retrouvez l’intégralité la transcription sur le site de l’Institut Repere

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